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Interview: Dereck CARRILLO nous parles « sécurité/sûreté ».

Son éclairage sur le métier et ses perspectives d’évolutions.

Dereck CARRILLO lors d’une formation sûreté, qui comporte systématiquement un module premiers secours en conditions dégradées. Bonjour Dereck, peux tu te présenter rapidement ? Toi, ton parcours…
Dereck: Bonjour et merci ! Je m’appelle Dereck CARRILLO, j’ai 40 ans, je suis marié et père de 3 enfants. Je suis dans les métiers de la sécurité/sûreté depuis plus de 20 ans maintenant. Après un engagement volontaire au sein de l’armée de terre, j’ai exercé en France et à l’étranger. De la protection physique des personnes, du conseil aux entreprises en passant par la gestion de la prévention des risques sûreté pour des institutions publiques. Mon parcours m’a amené à me diriger vers la formation professionnelle pour adulte afin d’accompagner différent publique à travailler en sécurité dans des zones à risques.
Pourquoi sépares tu systématiquement la sécurité et la sûreté ?
Dereck: Très bonne question ! La terminologie dans notre métier mérite d’être éclaircie. Dans le langage courant le terme « sécurité » englobe l’ensemble des item relatif à la protection des biens, des personnes et de l’environnement. Or, la sécurité désigne la prévention des risques accidentels comme le risque incendie par exemple. La sûreté, c’est la prévention des actes de malveillances, là où il y a une intention de nuire. Je penses qu’il est important de faire une distinction claire de ces deux termes afin de savoir de quoi l’on parle.

Aujourd’hui notre secteur peine à recruter. Selon toi pourquoi ?
Dereck: Pour moi la réponse est simple. Le métier d’agent de sécurité n’est absolument pas valorisé ! Dans l’imaginaire collectif, lorsque l’on parle d’un agent de sécurité, les plupart des personnes s’imaginent un type en bombers sur un parking, qui ne réfléchi pas beaucoup et qui ne sert pas à grand chose. Pire, je bondis lorsque j’entends le terme « vigile » en parlant d’un ADS. Ce terme est l’équivalant de « boniche » pour un agent d’entretien. C’est dégradant, péjoratif, et temps que la société ne reconnaitra pas la valeur de ce métier, rouage essentiel de la sécurité globale, les choses n’avanceront pas. Concrètement, Il n’est pas valorisé par les donneurs d’ordres, qui souhaitent bénéficier d’une expertise sans en payer le prix. Il n’est pas valorisé par les entreprises de sécurité qui acceptent de pratiquer le dumping de prix et de vendre à des taux de marges ridicules voire négatifs. Le tout résultant à des salaires qui ne peuvent donc pas être augmentés, malgré des conditions de travail compliquées et un savoir-faire propre.
La branche privée de la sécurité continue de manquer cruellement de moyens humains. À l’heure actuelle, le recrutement est une véritable galère pour les entreprises. Centres commerciaux, organisateurs d’événements, supermarchés… de nombreuses sociétés connaissent des difficultés à embaucher. La RATP en est un exemple criant : sur les 100 postes d’agents de sûreté ouverts en 2022, seuls 20 avaient été pourvus début septembre…
Comment cela va évoluer pour 2024 voir 2025 ?
Dereck: Si les lignes semblent bouger côté rémunération, il en va de même pour l’amélioration concernant le recrutement. Après de multiples échanges, l’espoir est enfin là. Le 28 septembre 2022, six des sept organisations syndicales ont signé l’accord de revalorisation salariale, dont l’application devait être prévue pour janvier 2023. L’ensemble de la grille dans la branche prévention-sécurité bénéficiera ainsi d’une augmentation de salaire de 7,5 %. La filière reste toutefois sur ses gardes face à cette petite victoire. Ce premier pas doit s’inscrire dans une démarche plus large, afin d’éviter que la hausse du bulletin de paie soit rapidement rattrapée par l’inflation galopante en 2023. D’après le Groupement des entreprises de sécurité (GES), la signature de l’accord est de bon augure pour poursuivre la revalorisation des classifications des métiers et des compétences.
Reste le défi JO 2024 ou les besoins en recrutement sont énorme. Il manque aujourd’hui 25 000 agents pour assurer les dispositifs. Nous verrons si les pouvoirs publiques ainsi que les sociétés privées seront capable de relever le défi.
Je suis optimiste pour l’avenir. Les pouvoirs publiques ainsi que la société en générale, commence à comprendre l’intérêt stratégique de notre secteur d’activité.

Comment devient on agent de sécurité/sûreté ?
Dereck: L’agent de sécurité et de surveillance est un métier accessible à partir de formations de niveau V de type CAP et BEP dans les domaines de la prévention et de la sécurité. L’accès au métier le plus rapide se fait par un CQP de 175h. La formation est obligatoire afin d’obtenir la carte professionnelle délivré par le CNAPS
Pour obtenir le droit d’exercer et donc cette carte pro, il faut être majeur, casier B2 vierge, pas de mention sur le fichier de traitement des antécédents judiciaire (TAJ) de la police et de la gendarmerie, savoir parler et écrire le français, résider sur le territoire national depuis plus de 5 ans.
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Légitime défense : Gérer l’après.

Bien agir pour mieux s’en sortir.

On connaît bien les textes qui régissent la légitime défense, mais moins bien les bons réflexes à avoir après l’agression.
Le nombres d’articles de blog et de vidéos traitant du sujet de la légitime défense sont pléthores. Un simple recherche Google vous dirige vers les article 122-5 et 122-6 du code pénal. Très bien.
En revanche, très peu d’articles traitent le sujet de l’après agression.
1h du matin, vous sortez du restaurant avec votre compagne/compagnon, un individu passablement éméché vous accoste et vous demande une cigarette, vous ne fumez pas (c’est bien), l’agression part de là… Une scène banale d’agression de rue. Il tente de vous asséner un coup de poing, vous ripostez, un seul coup, l’agresseur tombe. K.O. Sa tête heurte lourdement le sol. Il ne bouge plus, inconscient.

Maintenant, que faire ?
L’individu une fois au sol n’est plus une menace directe. Je vous déconseille donc les « penalty » qui vous ferait sortir du cadre de la LD.
Première chose, vous vérifierez que vous n’êtes pas blessés. Une blessure peut facilement passer inaperçu avec l’adrénaline.
L’individu ne bouge plus, est au sol inconscient, saigne… Même sans formation au secourisme, un appel au 112, 15 ou 18 est obligatoire ! On ne pourrait alors vous reprocher une non intervention sur personne en détresse vitale. (Non assistance à personne en péril). Il est vivement conseillé de demander la venue des forces de l’ordre.
Ne partez surtout pas ! (sauf si danger encore présent). Nos rues sont remplis de caméra, vous seriez rapidement retrouvé, et votre attitude ne plaidera pas en votre faveur.
À l’arriver des forces de l’ordre, manifestez vous, et expliquez en premier lieu que vous avez eu peur, que vous êtes encore sous le coup de l’émotion et du stress. Vous demanderez à ce que cet état de stress soit acté dans la procédure. Expliquez ensuite le plus factuellement possible la situation aux enquêteur.
Le cas échéant, demandez l’assistance d’un avocat.
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3 phrases qui aident à désamorcer les conflits.

Il n’existe pas de solutions miracles pour gérer un conflit. Ce sont toujours des situations complexes dont l’issue ne dépend pas forcément de nous même, même si la clef de la résolution de la situation réside dans notre capacité de résilience face aux agressions verbales.

Désamorcer un conflit, d’abord un travail sur soi.
SPOILER ALERT: si vous pensez trouver ici « Les 3 phrases qui cloueront le bec à votre interlocuteur »
Ou bien même une stratégie permettant de dominer votre opposant du moment, ce n’est pas le bon article.
En effet, il faut comprendre que l’art de la gestion des conflits est complexe, et repose en grande partie sur un travail sur soi. Ce que l’on appelle « Ego Management » ou en français, le contrôle de son ego, représente 80% de la stratégie de résolution des conflits. Et ce, peu importe le contexte d’application : en famille, au travail, voire même dans un contexte opérationnel.
La difficulté sera, selon le contexte d’ajuster le curseur entre passivité et affirmation de soi : c’est le principe de communication assertive.
Communiquer de manière assertive permet de faire passer un message complexe sans engendrer une discorde. Certains conflits peuvent paraître inévitables, mais la méthode de la communication assertive est là pour simplifier cela. Le principe est donc de se libérer de ses intentions émotionnelles.
Bien souvent, l’assertivité est confondue avec l’agressivité ou bien la passivité. Pourquoi ?
Car ces deux notions se rapportent à un système de défense. Pour certaines personnes, la seule façon de s’exprimer doit passer par l’agressivité. Or, cela va à l’encontre de l’assertivité . Concernant la passivité, elle se traduit par une personne fuyante. Ce fait ne lui permet pas de se libérer de ses émotions comme le veut l’assertivité. Cela va enfouir les frustrations et la colère ce qui provoquera un mal-être permanent.
C’est pourquoi l’assertivité est finalement la passerelle entre une attitude agressive et passive. Il s’agit d’un équilibre.

3 phrases pour désamorcer les conflits de manière assertive:
1-« Je comprends votre colère/frustration/mécontentement. Cherchons une solution ensemble, vous le voulez bien ? »
Après avoir écouté sincèrement et activement la plainte de votre interlocuteur, montrez votre empathie et votre souhait de trouver une solution. N’en faites surtout pas des tonnes, et ne mettez pas des « je comprends » à toutes les sauces. Proposez lui de cherchez (et non de trouver) une solution ensemble. L’inclure dans le processus permet de mieux faire accepter une issue qui ne serait pas forcément favorable à l’individu, ou du moins qui ne correspondrait pas à ses attentes. À éviter également, le » Je comprends… Mais… « .
Et bien sûr, faites valider cette proposition par votre interlocuteur qui, de ce fait, acceptera plus facilement la suite de l’échange.
2-« Si vous souhaitez que l’on trouve une solution, il va me falloir un peu de calme. Je n’arrive pas à me concentrer dans les cris ».
Face à un usager particulièrement… bruyant, qui hausse le ton avec vous en cherchant à vous dominer, n’hésitez surtout pas à recadrer. D’une voix calme et posée, en le regardant dans les yeux, de manière ferme mais non agressive, cette phrase posera le cadre et aidera à la reprise d’un échange plus serein.
Rappelez d’abord l’objectif de l’échange (trouver une solution à un problème), ramenez le au calme, et exprimez qu’un tel contexte empêche clairement l’atteinte de cet objectif.
Évitez de dire : Calmez vous ! Ca aurait l’effet inverse.
3-« Bon, moi je veux bien vous aider/écouter/comprendre, mais je ne vais pas me laisser insulter. Soit on échange calmement et on trouve une solution, soit on en reste là. »
Ici, un cap a été franchi. L’individu devient insultant, il dépasse vos limites. L’idée est de recadrer votre interlocuteur fermement tout en restant ouvert à une recherche de solutions. Rappelez que vous êtes dans une posture d’écoute de la problématique, mais que vos limites sont atteintes. Exprimez clairement que l’échange ne pourrait se poursuivre dans ces conditions, mais que vous êtes toujours disposés à trouver une issue avec lui, dans un échange plus serein.
Petit tips supplémentaire: Si l’individu hurle, ne l’imitez pas pour vous faire entendre, au contraire, parlez sur un ton intelligible, mais faible. Par mimétisme, l’indélicat ajustera son volume de voix.

Connaissez vos limites et identifiez les points de non retour.
Les seuils de tolérances varient d’un individu à l’autre. En revanche, il est nécessaire de se comporter toujours de manière professionnelle sans pour autant se laisser humilier par un collègue, un usager ou un passant. Il est important également d’identifier le moment où la situation pourrait basculer vers la violence physique, ce point de non retour qui une fois atteint, nécessitera de votre part une réaction de défense et/ou de mise en sécurité.
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4+1 astuces de préparation mentale issus des unités opérationnelles

Ou comment aborder sa mission/tâche de la manière la plus efficiente possible.

La préparation mentale fait partie intégrante de la préparation opérationnelle. Introduction
La préparation mentale fait partie intégrante de l’entraînement et de la préparation opérationnelle des unités spécialisés, mais également des sportifs de hauts niveaux. Aujourd’hui, ces méthodes se démocratisent et sont de plus en plus utilisés dans la vie quotidienne pour l’atteinte d’objectifs divers.
Chez TARANIS GLOBAL, nous avons conscience que l’homme/opérateur est une machine complexe où le corp et l’esprit interagissent. En sa qualité de « res cogitans » (chose pensante), l’état physique de l’être humain est affecté par son état psychique. Et vice versa. Il est donc pour nous d’une importance capitale d’intégrer des exercices de préparations mentale dans notre routine quotidienne.
Comme le disait Fénelon: L’homme étant composé de corp et d’esprit, il faut cultiver l’un et l’autre.

Le corp – Reflet de notre mental La cohérence cardiaque
La pratique régulière de la cohérence cardiaque permet de recentrer ses émotions, de réguler ses hormones et d’agir bénéfiquement sur le stress. Simple à pratiquer, elle procure un bienfait immédiat.
La cohérence cardiaque peut se définir comme un état d’équilibre entre le système nerveux sympathique et le système nerveux parasympathique.
Comment pratiquer ?
Son principe est simple : La cohérence cardiaque consiste à faire six respirations par minutes durant cinq minutes et trois fois par jour. En détails, cela revient à inspirer 5 secondes puis expirer 5 secondes et cela 6 fois de suite.
Au départ, pour certaines personnes, cela peut paraître compliqué. On peut donc commencer en inspirant 3 secondes et en expirant 3 secondes, puis en inspirant 4 secondes et en expirant 4 secondes, mais le résultat est moins probant. L’important est, surtout, d’égaliser les deux temps : inspiration et expiration.
Son utilité:
Respirer en cohérence cardiaque procure immédiatement un effet apaisant, un sentiment de calme, de sérénité, de bien-être. Mais ces bienfaits sont fugaces, ils durent entre 3 et 6 heures après la fin de l’exercice, et en moyenne 4 heures.
Le premier atout de la cohérence cardiaque est son effet bénéfique pour lutter contre le stress. Sa pratique régulière permet de faire baisser le niveau de cortisol, l’hormone du stress, et d’augmenter la DHEA, l’hormone de jouvence, antagonisme du cortisol. A terme, on limite le risque de fatigue, d’épuisement, on arrive plus facilement à lâcher prise et à prendre de la distance par rapport aux événements. On diminue l’anxiété.
La visualisation – L’imagerie mentale
L’imagerie mentale est l’acte de se représenter mentalement des états sensoriels, ceux-ci pouvant être de différentes dimensions (visuelle, auditive, olfactive, gustative, proprioceptive, etc.). Elle est une technique d’entraînement mental que les gens performants utilisent pour se préparer à l’action, répétant et entraînant leurs pensées, leurs sentiments et leurs comportements dans le but d’optimiser les performances et le bien-être.
Elle est utilisée efficacement dans plusieurs domaines, notamment par les intervenants en psychologie du sport, les psychothérapeutes, les psychologues et les orthopédagogues. En psychiatrie, l’imagerie mentale est utilisée dans les thérapies cognitivo-comportementales, notamment dans le SSPT (syndrome de stress post-traumatique) et la phobie sociale. Dans le domaine du sport, l’imagerie mentale est une méthode très efficace qui est utilisée par les sportifs élites dans le cadre d’une préparation mentale en vue d’atteindre des objectifs très précis. En thérapeutique, en enseignement ou en développement personnel, on se sert de l’imagerie mentale pour provoquer des changements soient-ils physiques, cognitifs ou comportementaux.
Comment pratiquer ?
L’imagerie est un outil qui offre de nombreuses possibilités, à condition de savoir précisément ce que l’on veut en faire. La clé de l’utilisation de l’imagerie est simple mais il faut apprendre à l’utiliser efficacement. Ce qui est imaginé, dépend de ce que l’opérateur cherche à faire.
Pour faire simple, trois points doivent être précisés quand on utilise l’imagerie.
Définir le but de la séance pour préciser le contenu
Prenons le cas d’un sportif ou d’un opérateur.
L’opérateur doit identifier ce qu’il a besoin de travailler (un point technique, de la tactique, la gestion des émotions), donc commencez par définir le but de la séance ou de l’exercice. La réponse à la question « POURQUOI ? » est la raison pour laquelle il fait de l’imagerie. Ensuite, il pourra choisir le « film » qu’il va imaginer en fonction de ses besoins. En quelque sorte, l’individu est à la fois le producteur, l’acteur et le spectateur de son film.
Que doit voir l’individu ?
C’est la réponse à la question « Quoi »? Il est aussi caméraman et réalisateur.
Le film est-il vu par ses yeux, de l’intérieur (on parle d’une perspective interne) ou bien comme filmé du bord du terrain (c’est une perspective externe) ? S’agit-il d’un gros plan sur le grip de son arme?, du bruit des pieds sur une accélération ou bien de sensations de flexion dans les jambes lors d’une projection ?
Au début, si l’opérateur n’arrive pas à faire des films complexes qui prennent tout en compte, conseillez d’imaginer seulement des films courts et simples, des éléments essentiels de son action.
Les réglages
Enfin la qualité des images doit être précisée. C’est la réponse à la question « Comment ? »
Il peut faire varier la vitesse de son film, faire des arrêts sur image, modifier les couleurs, jouer sur la netteté. Il a la télécommande, avec la pause, le ralenti, ou les réglages de contraste et de luminosité.
Les bénéfices:
Baisse du stress et de l’anxiété, progression technique.

Le focus training
Le focus training est un exercice de concentration très proche de la méditation.
La concentration, c’est focaliser l’attention. Au lieu de favoriser la réception de signaux sensoriels, le processus de concentration bloque l’arrivée à notre conscience de toute stimulation qui peut distraire notre esprit. La concentration est une attention soutenue que rien n’interrompt, qui varie en fonction de la difficulté de la tâche.
La concentration permet d’utiliser sa mémoire de travail pour recevoir, chercher, sélectionner et traiter les informations pertinentes, elle favorise l’utilisation des mécanismes mentaux ou de réflexion.
L’attention mobilise nos cinq sens et nous assure la réception des informations provenant de notre environnement externe (messages ou signaux visuels, auditifs, olfactifs) ou interne (émotions, sentiments,…). L’attention favorise la perception et l’analyse rapide et automatique des informations. Notre attention peut ainsi être attirée par un bruit inhabituel ou par un mot familier dans une conversation.
L’attention et la concentration sont interdépendantes.
Le focus training consiste à porter son attention sur un objet (souvent la respiration ou un ressentit corporel). Et ensuite à garder son attention et sa concentration portée sur cet objet.
Comment pratiquer ?
Pour une durée de 30 min
L’opérateur/sportif se place dans un endroit calme, sans bruits parasites. Dans la position de son choix, mais le plus confortable possible.
L’attention peut être fixé sur un objet ou une sensation, puis, les yeux fermés, il gardera le plus longtemps possible sa pleine attention sur cet objet.
Au bout d’un moment, l’esprit va divaguer, c’est totalement naturel. L’opérateur, dès qu’il en aura conscience, se focalisera à nouveau sur l’objet initial, et ainsi de suite.
Au fur et à mesure des séances, la durée du « focus » augmentera, ce qui indiquera une augmentation de la capacité de concentration.
Les bénéfices:
Augmentation de la durée de concentration, meilleurs capacités d’attention, relaxation.

Hell Week – Navy Seal Le scalping
Présenter dans l’ouvrage très connu de Jocko Willink, « Responsabilité Absolue », la HELL WEEK ou semaine de l’enfer, clôture la sélection rigoureuse des Navy Seals aux États-Unis, réputée comme étant la sélection la plus dure au monde, aussi bien physiquement, que mentalement.
Durant cette sélection, plus de la moitié des candidats, pourtant tout athlètes de haut niveau, abandonne durant la première semaine. La moitié des candidats restants abandonnent durant la « semaine de l’enfer ».
Une étude a été menée auprès de ceux qui ont réussi les sélections. La question qui leur a été posée était simple: comment avez vous réussis à gérer mentalement cette semaine sans abandonner ?
Leur réponse, quasi-unanime: la segmentation.
Ils fractionnaient leurs épreuves de manière à n’avoir que des petits objectifs atteignables à accomplir. Certains se promettaient de tenir jusqu’au prochain repas et renouvelaient leur engagement ensuite jusqu’à terminer les sélections.
Il faisait en sorte que leur cerveau accepte plus facilement la tâche à accomplir.
Encore 10 pompes, puis 10 de plus, puis 10 de plus… Encore 5km à courir, puis 5 de plus…
L’idée importante est de forcer son esprit à rester focalisé sur cet objectif et non sur l’objectif final:
Je dois nager 5 km pour atteindre mon objectif.
Et non:
Après ces 5km il m’en reste encore 15…
Comment pratiquer ?
Il faut initialement décomposer l’objectif global en objectif atteignable relativement facilement. Par exemple:
Objectif Global: Finir un marathon soit 42km.
Scalping: 4 Objectifs de 10km puis un dernier objectif de 2km.
Une autre solution dite « pyramidale ».
Objectif Global: Finir un marathon soit 42km
Scalping Pyramidale: Objectif 1: 20km – Objectif 2: 12km – Objectif 3: 10km.
L’esprit reste focus sur 1 seul objectif à la fois, ne surtout pas penser à la suite. La mission à l’instant T, c’est accomplir à tout prix cet objectif.
Puis on recommence…
Les bénéfices:
Le cerveau du pratiquant accepte mieux la longue tâche à accomplir. Cela permet de tenir sur la durée et par la même occasion, limite la procrastination.
Bonus: La micro sieste
On l’appelle aussi la sieste flash ou « power nap » en anglais car elle est réparatrice…et express ! La micro-sieste, caractérisée par sa durée, très courte, est essentiellement marquée par une phase de sommeil léger, contrairement au sommeil nocturne et son alternance de cycles de sommeil.
Elle peut être faite n’importe où, ou presque ! Réellement bénéfique pour la santé mentale et physique, cette sieste régénératrice offre en effet un regain d’énergie pour la journée. Apaisante et propice à la relaxation, elle permet aussi de lutter contre le stress. C’est pourquoi les spécialistes du sommeil la recommandent à tous, en particulier à celles ou ceux qui ont un sommeil insuffisant, de mauvaise qualité ou sont en dette de sommeil.
Comment pratiquer ?
Nul besoin d‘entraînement, ni d’apprendre à faire la sieste pour la pratiquer ! Ce moment de pause biologiquement inné doit se faire en phase avec un relâchement général des muscles.
Pour être dans les meilleures conditions, mieux vaut néanmoins dénicher un endroit au calme : dans son bureau s’il est isolé, un fauteuil ou un canapé. Il est préférable d’être assis ou légèrement incliné, car être complètement couché risque de vous faire basculer dans un sommeil plus durable et profond. Pour être sûr d’être réveillé à temps, il est également possible de programmer un réveil ou une alarme sur son portable.
Même si l’on ne ressent pas véritablement le besoin de sommeil, on peut prendre quelques minutes pour fermer les yeux, se détendre et vider son esprit en se concentrant sur les battements du cœur ou sur sa respiration.
Le temps idéal de micro-sieste varie de 2-3 minutes à 10 minutes mais pas plus de 20 minutes maximum. Au-delà de cette durée, un cycle de sommeil lent profond s’installe. Le risque est de se sentir fatigué et dans un état « comateux » au réveil; mais aussi de ne plus arriver à s’endormir le soir.
Les bénéfices:
Indiquée aux étudiants pour consolider leurs apprentissages et réussir leurs examens, mais également aux pilotes avant un long vol, la sieste éclair apporte en effet de nombreux bénéfices sur le plan cérébral et physique. Les sportifs la pratiquent régulièrement pour accroître leurs performances avant un match ou une compétition, tout comme les hommes politiques, pour parvenir à rester en forme malgré un emploi du temps très chargé.
Il a été démontré qu’une micro sieste de 20 minutes améliorait l’attention, la mémoire et la productivité. Les siestes flash auraient également un effet bénéfique sur la tension artérielle avec des dommages moindres au niveau des artères et du cœur. D’après une étude publiée dans The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, elle est capable de rétablir l’impact hormonal d’une mauvaise nuit de sommeil. En diminuant les marqueurs de stress, les scientifiques ont également constaté que la micro-sieste pratiquée régulièrement renforçait le système immunitaire.
Plus détendue et de meilleure humeur, une personne qui a l’habitude de faire une micro-sieste est plus réceptive à de nouvelles informations, quel que soit son âge.

Pour aller plus loin:
Chez TARANIS GLOBAL, nous développons les formations TAC-PTSM ( Gestion des psycho-traumatismes et du stress) dirigé et animé par deux professionnels de la santé mentale:
Dimitri: Doctorant en Médecine. Master de recherche mention Santé Publique avec spécificité en neuro-physio-psychologie. Ancien FFI de Psychiatrie avec activité en CMPP, urgences et liaison. Ancien étudiant de médecine en zone austère à Tcherkassy (Ukraine). Certifié PSSM 2022. Suivi régulier des formations du Centre Régional de Psychotraumatisme Sud-Aquitaine.
Vincent: Professionnel de l’activité physique adaptée spécialisé en gestion du stress, instructeur de self défense et sports de combat avec et sans armes blanches, ancien chargé de régulation pour SOS Médecin 95, ancien étudiant de la faculté de sciences humaines cliniques (Univ. Denis Diderot), sophrologue.
Voici les compétences développées au cours de cette formation divisée en 6 modules (+3 optionnelles)
- Module 1 : Connaître les bases biologiques et psychologiques du stress et du psycho traumatisme
- Module 2 : Savoir gérer les facteurs de risques, connaître la sémiologie et être compétent dans la préparation à être confronté à un événement traumatisant. Connaître et appliquer les mesures de prévention primaire d’un état de sidération et de troubles post-traumatiques.
- Module 3 : Gérer le stress aigu et ses manifestations et savoir sortir quelqu’un d’un état de sidération lors d’un événement traumatisant. Être compétent et efficace dans la gestion d’une équipe de secours lors d’une intervention.
- Module 4 : Connaître et appliquer la prise en charge post-immédiate d’un état de stress aigu, de la constitution du TSPT. Savoir adresser une victime vers une prise en charge médico-psychologique adéquate.
- Module 5 : Savoir prendre en charge en premiers secours de santé mentale, une victime ayant des troubles à distance d’un événement traumatisant. Les témoins au sens « physique » de l’événement peuvent être des victimes au sens psycho-traumatologique.
- Module 6 : Savoir les moyens de soutenir, au long cours, une victime de psychotraumatisme. Savoir être un proche aidant, adresser et aider la prise en charge médico-psychologique.
- Module 7 (optionnel) : Savoir repérer et gérer le stress post-traumatique chez l’enfant
- Module 8 (optionnel) : Savoir repérer et gérer le stress post-traumatique chez l’adolescent
- Module 9 (optionnel) : Savoir repérer et gérer le stress post-traumatique chez le militaire combattant.
Envie d’en savoir plus ? Contactez nous.
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La boucle OLADA

Une aide précieuse à la prise de décision adapté à l’engagement armé.

Issue de la boucle OODA de Boyd, largement utilisée dans l’US Air Force. D’où provient l’acronyme O.L.A.D.A. ?
Chez DCRM, nous n’avons pas la prétention de réinventer la roue. Nous adaptons sans cesse des concepts existants afin de les faire coller à la réalité du terrain, parfois en les vulgarisant afin de les rendre accessible au plus grand nombre.
C’est le cas avec cette boucle OLADA, qui tire son origine auprès d’un instructeur de combat aérien du nom de John Boyd de l’US Air Force. Son concept: The OODA Loop.
L’intérêt de conceptualiser une procédure décisionnelle.
Je vais prendre ici 1 minute afin de vous raconter mon expérience personnelle.
Lorsque, en 2007, j’effectuais ma formation CPO (Close Protection Officer) en Afrique du Sud, notre instructeur à l’époque, nous soumettait sans cesse à des cas pratiques, des scénarios où notre « client » ou notre convoi était pris d’assaut.
Un assaillant surgissait alors de nul part et ouvrait le feu. Ou bien un véhicule hostile venait nous barrer la route, avec plusieurs hommes en armes. Parfois un IED explosait et immobilisait le convoi, faisant au passage plusieurs blessés…
Nos premiers passages furent chaotique ! On restaient plantés plusieurs secondes, quasi immobile, en cherchant à comprendre ce qu’il se passait. Après la riposte, nous n’avions aucunes idées de quoi faire. Parfois nous tentions une action, totalement improvisée, se soldant par un échec cuisant et… La mort du client et/ou de l’équipage…
Notre instructeur nous hurlait: Don’t get F***d, set a plan ! (Insérez ici d’autres juron anglo-saxon) – Ne vous faites pas avoir, ayez un plan !
Il est bien sympa lui… Mais comment on établie un plan ? Surtout dans l’urgence de la situation sachant que l’évolution en est imprévisible !

Il nous enseigna alors, la fameuse Boucle OODA.
Observe – Orient – Decide – Act.
Simplissime. Observer, s’orienter, décider et agir. Il s’agissait ici de s’efforcer à prendre l’information de manière brut, s’orienter en fonction des différents paramètres, décider d’un mode d’action et surtout de l’appliquer.
La cause de nos échecs précédents était de ne pas passer à l’action. Nous restions tous bloqué à l’étape « Orient » voir « Decide » mais nous ne passions jamais à l’action conformément à notre analyse.
Notre cortex préfrontal prenait le dessus, nous agissions en mode « reflexion-inhibition » plutôt que proactif.
Prendre du recul, prendre les infos, décider d’une action et l’appliquer, a considérablement réduit notre taux d’échec.
OLADA, quelle différence avec le OODA ?
Non ce n’est pas une référence au petit 4×4 russe que j’affectionne particulièrement.
OLADA signifie: Observer – Localiser – Analyser – Décider – Agir.
Quasiment la même chose me direz vous ! Pas tout à fait…
Nous avons ici adapté cette procédure décisionnelle à l’attention du plus grand nombre et de la manière la plus simple à appréhender. Je décris d’ailleurs cette « boucle » dans mon ouvrage: La doctrine du Château, disponible ici.
Observer
Prendre l’information brut. Ici, nous sommes dans le pur sensoriel. J’entends, je vois, je sens…
Localiser
Où suis je ? Où se trouve la menace par rapport à moi ? Où sont mes collègues, famille, alliées…
Analyser
On prends 5 secondes et on analyse la situation en fonction des infos prises: Ouverture du feu suite à prise à partie? L’assaillant est-il hors de combat, est-il seul ? Des blessés ? Par où va-t-on évacuer ?
Décider
Ici on communique est on décide de l’action à mener. Un chef d’équipe le cas échéant tranchera et décidera de la manœuvre. (le management étant plus complexe, je rentrerai dans le détail dans un autre article).
Agir
On agit ici selon le plan établi, si il doit être adapté, un nouveau passage dans la boucle sera nécessaire.
ATTENTION
Bien évidemment, cette boucle permet d’aider à la prise de décision lorsque l’on a quelques dizaines de secondes afin d’établir ce plan. Une prise à partie nécessitera une réponse immédiate (Riposte – Poste) avant de passer par la phase d’analyse et d’adaptation. L’efficacité de cette réponse immédiate reposera totalement sur votre entraînement, votre expérience, ainsi que sur votre préparation mentale et physique.
Cette boucle permet de sortir du mode « reflexe » – « j’improvise » pour entrer dans le mode « réfléchi » – « analyse ».
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Secours tactique: S’engager ou ne pas s’engager ? Telle est la question.

Ou comment un choix cornélien peut se transformer en drame shakespearien.
Être témoin d’une situation d’urgence en contexte hostile pose immédiatement un dilemme : intervenir pour secourir une victime ou attendre que la situation se stabilise afin d’éviter d’aggraver les risques ? En secours tactique, cette décision repose sur une évaluation rapide et rigoureuse du danger. L’algorithme SAFE (Stop the burning process, Assess the scene, Free of danger, Evaluate) est le premier filtre permettant d’éviter qu’un secouriste ne devienne lui-même une victime. Pourtant, dans le chaos d’une situation critique, son application peut s’avérer délicate.
1. L’algorithme SAFE : avant tout une grille d’analyse
Le rôle du SAFE dans l’évaluation de la situation
L’algorithme SAFE est la première étape du protocole SAFE-MARCHE-RYAN utilisé en secours tactique. Il vise à structurer la décision d’engagement en identifiant les menaces et les opportunités d’intervention sans ajouter de nouvelles victimes à la situation.
- S – Stop the burning process : neutraliser la menace si possible ou attendre qu’elle ne soit plus active.
- A – Assess the scene : observer et analyser la scène pour identifier les dangers résiduels.
- F – Free of danger : s’assurer que l’environnement immédiat est sûr avant d’avancer.
- E – Evaluate : évaluer l’état des victimes pour prioriser les soins et les extractions.
Les difficultés d’application du SAFE
Même avec un protocole clair, appliquer SAFE dans un contexte dynamique et stressant reste complexe. Plusieurs facteurs compliquent cette évaluation :
- L’effet tunnel, qui limite la perception de la scène et peut fausser l’appréciation des risques.
- La pression du temps, qui pousse à agir précipitamment sans analyser tous les paramètres.
- L’évolution rapide de la menace, avec des situations qui peuvent basculer en quelques secondes.

2. Les conséquences d’une mauvaise évaluation
Intervenir trop tôt : un risque pour le secouriste et les victimes
Un engagement prématuré peut exposer le secouriste à la menace initiale et compliquer la gestion globale de la situation. Les retours d’expérience en intervention, notamment dans les attaques terroristes récentes en milieu urbain, montrent que des secouristes improvisés ont parfois été pris pour cibles en tentant d’extraire des blessés trop tôt.
L’inaction quand une intervention était possible
À l’inverse, une évaluation trop prudente peut empêcher une intervention qui aurait pu sauver des vies. Dans certaines situations, les premières minutes sont déterminantes, notamment pour les victimes d’hémorragies massives. Savoir distinguer un risque acceptable d’un danger mortel est donc un élément clé de la prise de décision.
- Attentat du Bataclan (2015) : les forces d’intervention ont dû attendre avant d’extraire les blessés pour éviter d’aggraver le bilan.
- Explosion de Beyrouth (2020) : de nombreux civils ont tenté de porter secours immédiatement après la première détonation, s’exposant à des effondrements et à la seconde explosion.

3. Améliorer son évaluation SAFE
L’OLADA : une aide à la prise de décision sous stress
L’algorithme SAFE peut être renforcé par l’application de la boucle OLADA (Observer, Localiser, Analyser, Décider, Agir). Ce modèle d’aide à la décision permet d’éviter les actions précipitées et d’adapter sa réponse à l’évolution de la situation.
Techniques pour réduire les risques
- Favoriser une approche en binôme : une deuxième paire d’yeux permet d’éviter les erreurs d’évaluation.
- Utiliser les principes de distance, couverture, mouvement : limiter son exposition aux menaces tout en restant efficace.
- Pratiquer régulièrement des simulations sous stress : la répétition en conditions réalistes améliore la prise de décision sous pression.
Retour d’expérience et formation continue
Chaque intervention doit être suivie d’un débriefing pour identifier les points à améliorer. La formation continue, intégrant des études de cas et des exercices immersifs, est une des meilleures méthodes pour renforcer la capacité d’évaluation SAFE et éviter les erreurs.
Pour finir
La décision d’intervenir en secours tactique repose sur une évaluation rapide et rigoureuse des risques à l’aide de l’algorithme SAFE. Une mauvaise interprétation de la situation peut avoir des conséquences graves, tant pour le secouriste que pour les victimes. L’entraînement et l’application de modèles décisionnels comme OLADA permettent d’améliorer cette capacité d’analyse et d’intervention. Finalement, savoir quand ne pas s’engager est tout aussi important que savoir intervenir efficacement.
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Le « Force on Force » inutile pour un civil ?

Et serait-il exclusivement réservé aux forces de l’ordre ?

Debrief d’un atelier Force On Force lors de Stage Home Défense. - Le Force On Force. Quezako ?
- Le Force On Force, pour qui ?
- Le Force On Force Civil ou comment Hacker son cerveau.
- Conclusion
Le Force On Force. Quezako ?
Depuis 2016, chez TARANIS GLOBAL, nous avons introduit le Force On Force dans l’ensemble de nos stages et modules de formation. Aujourd’hui, on voit fleurir un peu partout ce type d’entraînement.
Mais au final, qu’est ce que le Force On Force ?
Il s’agit d’un système d’entraînement incluant une force d’opposition, un affrontement simulé à l’aide de plusieurs moyens afin de s’approcher au plus près d’une situation réelle : bâton de défense d’entraînement, répliques d’armes à feu (airsoft, paintball, Simunitions…), armes improvisées.
Le tout dans un environnement sécurisé… Mais non aseptisé… On va y revenir.
Le Force On Force, pour qui ?
Aujourd’hui, un grand nombre d’organismes de formation incluent le FOF (Force On Force) dans leurs ateliers. La très grande majorité réserve leurs stages et leurs ateliers aux professionnels armés.
Vous me direz : « Bah oui, logique, ce sont eux qui sont confrontés au feu, et ils bossent toute l’année avec une arme à la ceinture. » Et je serai entièrement d’accord avec vous !
La formation des professionnels armés est primordiale. Je dirais même, vitale. Le Force On Force est un outil qui leur permet de sanctionner les erreurs technico-tactiques afin de les corriger, jouant sur des détails qui peuvent faire la différence entre la vie et la mort sur le terrain. Cela permet également de démystifier certaines idées reçues.
L’exemple le plus flagrant qui me vient tout de suite à l’esprit en écrivant ces lignes : LA TRANSITION
Vous connaissez sûrement: c’est l’action de passer de son arme d’épaule à son arme de poing suite, à soit une fin de chargeur, soit à un incident de tir, le tout à une distance assez faible de la menace. De nombreuses vidéos YouTube d’influenceurs célèbres circulent, montrant des transitions de manière statique, face à une cible, en recherchant la vitesse, le tout avec des angles de vues avantageux. C’est beau, ils réalisent de très belles performances, cependant, dans une action de feu, il y a de grandes chances que l’opérateur mange un pruneau.
Lors d’un atelier Force On Force, le stagiaire professionnel comprend par la force des choses, que son meilleur allié, c’est le mouvement, qu’il sera vital pour lui de sortir de l’axe de l’assaillant pour mieux appliquer ensuite sa riposte… C’est l’un des nombreux exemples de démystification que je pourrais vous citer.

Manipulation de base pour une mère de famille Mais la grande question qui nous intéresse, c’est est ce que ces ateliers doivent être réservés exclusivement aux professionnels ? À mon sens, NON.
En effet, je considère le FOF comme un puissant outil aux finalités multiples, qui a toute sa place dans le processus d’apprentissage d’un citoyen non-professionnel. En prenant un peu de recul, et en abordant ces types d’entraînements de manière plus profonde, plus globale, on se rend vite compte de leurs utilités.
Voyons cela plus en détail.
Le Force On Force Civil ou comment Hacker son cerveau.
Sans vouloir rentrer dans des considérations trop scientifique, il est utile, en tant que formateur, de comprendre comment fonctionne un cerveau. De savoir comment celui-ci va restituer un apprentissage, mais également de comprendre comment le cerveau réagit face à une situation non prévue/connue.
Les situation inconnus/imprévus sont générateurs de stress. Ce stress, processus totalement naturel et totalement indispensable à la survie de notre espèce, peut avoir des effets délétères sur la prise de décisions ainsi que sur les réactions dites « réflexes ». Un stress non maîtrisé, peut engendrer en effet un état de sidération (que l’on nomme Freeze) ou bien une fuite en avant quasi-suicidaire. En gros, c’est le mode « panique ».
Un civil confronté à une situation exceptionnelle ou dramatique de type attentat, tuerie de masse, catastrophe naturelle, agression, etc. Réagira plus ou moins bien en fonction de son vécu, son expérience de vie, sa condition physique ou encore son implication émotionnelle dans l’action. Et souvent, la première réaction conditionne le succès ou l’échec de l’action, voir la survie du ou des impliqués.
Il faut comprendre que le cerveau humain ne fait aucune distinction entre une situation simulée et la réalité. Simuler ce genre de scénario, c’est un peu comme installer un programme dans son cerveau. Transformer une situation inconnue en situation imprévue, plus simple à gérer, et ainsi, conserver un minimum de facultés cognitives nécessaire à une prise de décisions adaptées.
Alors, Ok pour la simulation, mais le Force On Force ?

Comprendre la mécanique de l’action pour mieux s’en prémunir.
Tous les discours et les PowerPoint du monde n’auront jamais autant de bénéfice que la pratique.
Dans un scénario en FOF, le stagiaire comprendra la mécanique de l’action de feu. Il pourra alors appréhender les possibilités et les limitations d’un tireur, l’importance du mouvement, la différence entre abris VS couvert… Il fera l’expérience de l’effet tunnel, verra par lui-même à quel moment s’engager et à quel moment temporiser. Tout cela sanctionné par « la touche ». Douloureuse (relatif), mais sans danger.
Inconsciemment, un civil entraîné au Force On Force, pourra mieux gérer une situation par exemple de tuerie de masse, car il en connaîtra les mécaniques. Cela lui donnera une chance supplémentaire de se sauver et pourquoi pas de sauver d’autres personnes.

Dans le cadre d’une situation de tuerie de masse, du type « Bataclan » ou « Plage de Djerba », il existe un protocole de réaction à avoir qui nous viens d’outre atlantique, tristement célèbre pour ses nombreuses situations dites « Active Shooter », c’est le RUN – HIDE – FIGHT.
En français: Fuir, Se cacher, Se battre.
En France, nous n’avons pas la culture de la riposte quand celle-ci est nécessaire à notre survie. (Il suffit de regarder le protocole français en la matière : Fuir, Se Cacher, Alerter…) Pourtant, il s’agit non pas de se substituer aux forces de l’ordre, de jouer les super-héros mythos, mais bien de sauver sa vie (et celles des personnes présentes avec vous à l’instant T) dans un ultime recours.
L’entraînement au FOF permet au stagiaire d’avoir des clefs réalistes à l’efficacité mesurable s’il devait en venir à se défendre.
Conclusion
Plus qu’un simple atelier, le Force On Force est un outil indispensable et incontournable dans le cadre de nos formations. Aussi bien pour les Forces de l’ordres que pour les particuliers. Attention toutefois, ces ateliers doivent être animés par des formateurs professionnels qui définiront avec rigueur les différents objectifs pédagogiques de chaque scénario, en insistant grandement sur les points clefs lors des débriefing.
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Un médecin militaire tué devant l’école de ses enfants


Le ministre des Armées a exprimé dans un communiqué vendredi « ses sincères condoléances » à la famille, notamment à la veuve et aux enfants de ce médecin militaire.
« J’apprends son décès avec une immense tristesse. Tout notre soutien et toutes mes pensées accompagnent sa famille, ses proches, la communauté du collège Sévigné et ses compagnons de l’hôpital militaire de Laveran », a écrit sur Twitter le maire de Marseille, Benoît Payan.
Agé d’une trentaine d’années, le père de famille avait été touché au thorax par l’agresseur alors qu’il venait récupérer ses enfants. Ce sont des témoins assistant à l’agression qui avaient maîtrisé l’assaillant en attendant l’intervention des policiers, qui avaient procédé à son interpellation, avait alors rapporté une source policière.
L’agresseur a déclaré avoir agi au nom de Dieu
De nationalité française, l’agresseur aurait déclaré devant les enquêteurs avoir agi « au nom de Dieu ». Il aurait également évoqué « le diable ». Mais l’hypothèse terroriste a été définitivement écartée par les enquêteurs, selon qui l’homme souffre apparemment de troubles psychologiques.
L’agresseur avait été mis en examen pour « tentative d’homicide volontaire » et écroué. Avec ce décès, ce chef d’inculpation devrait désormais évoluer en « homicide volontaire ».
Notre commentaire:
Quelle tragédie…
Comme quoi, peut importe notre métier, notre statut social, notre expérience, tout peut arriver.
La seule chose que nous puissions faire, à notre niveau, c’est de se former.
Se former à comprendre et analyser notre environnement.
Se former à anticiper.
Se former à la désescalade verbale.
Se former à riposter si nul autres choix.
Et bien sûr, se former à porter secours, sur soi-même ou autrui.
Nous n’éviterons jamais de tels tragédies, mais, je l’espère, pourrons les limiter et sauver quelques vies… Ce sera déjà ça de gagner.
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Le MiniMedKit de chez NORTHMAN RESILIENCE

En Vedette
Aujourd’hui la team vous présente le MiniMedKit de chez Northman Resilience, un fabricant Français de système d’emport médical discret.
Fabriqué à la main et en France, l’ensemble des systèmes qu’ils proposent sont d’une simplicité étonnante… Mais diablement efficace.

Présentation du MiniMedKit durant un stage Stop The Bleed à Marmande Fabriqué en France

Contenu du MiniMedKit : Compressif israélien, Gazes hémostatique, couverture de survie, 1 bande elastane, compresses simple, Écharpe d’immobilisation. Dispo chez Protec’santé
Porte Garrot Northmanresilience avec son SICH
Ça tient dans la poche, ça se fixe à la ceinture, ça se jette dans un sac ou une sacoche… Bref, aucunes excuses pour sortir sans être équipé.
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Je n’aime pas les EDC, mais voici le mien…

Je m’apprête à naviguer à contre-courant avec ce post. En effet, je n’aime pas le concept d’EDC (Every Day Carry) dont la définition est : ce que l’on porte sur soi tous les jours…
En effet ce terme est dévoyé car par définition, le matériel que l’on emporte chaque jours est adapté à notre déplacement, notre mission, notre fonction.
Et je ne parle même pas du terme « EDC du jour » qui résonne comme un pléonasme.
En revanche il y a des invariables pour des tâches précises. Ici, je vous présente ce que j’ai très souvent sur moi dans mon activité professionnelle.
Je suis la journée en extérieur, en contact avec un public difficile, parfois en contexte sécuritaire dégradé. Je porte un sac à dos qui me permet d’emporter mon matériel et autres documents…Je vais sortir des « EDC mytho » avec du matos hors de prix qui, dans la plupart des cas, ne sont pas utilisés voir jamais utilisés par leur porteur.
Du matos pas cher, mais qui tiens. Pratique, peu encombrant, et que je peux me débarrasser le cas échéant (notamment le couteau).
Du coup, c’est moins joli, moins badass, mais ça à le mérite d’être réaliste !
Un EDC « anti-mytho », adapté à mon activité professionnel Je vais sortir des « EDC mytho » avec du matos hors de prix qui, dans la plupart des cas, ne sont pas utilisés voir jamais utilisés par leur porteur.
De haut en bas :
➡️ Casquette 5.11 – je vis dans le sud de la France et donc chez nous, ça tape fort au soleil.
➡️ Gourde Nalgene – pour rester hydraté, rincer une plaie, etc…
➡️ MiniMedKit Northman Resilience et son porte garrot + SICH – Important de pouvoir secourir ou se secourir.
➡️ Couteau secours avec coupe sangle. (Idem + couper des trucs)
➡️ clefs et portefeuille
➡️ Veste de pluie dans son sac de compression ARES. ( Ce serait bête de chopper la crève)
➡️ Trousse rigide ARES: pour mes stylos, marqueurs et briquet et autre item
➡️ Sac étanche pour protéger mon matériel des intempéries, servir de sac-poubelle d’appoint, etc…
➡️ Gants anti coupures, parce que je ramasse des trucs pas cool assez souvent.Et vous ? Vous portez quoi sur vous la journée ?
